"Je déteste par-dessus tout être pris pour un imbécile par un politicien", Claude Chabrol
Voici un voyage à entreprendre au plus vite ! Didier Motchane vient de nous livrer, avec son « Voyage imaginaire à travers les mots du siècle » (Editions Fayard, mars 2010), quelques intéressantes clés pour comprendre notre époque et son fonctionnement. C’est un livre de passion et de pudeur qui nous ouvre les chemins d’une plus grande intelligence du monde en nous libérant de l’air du temps... Abécédaire vivant et libre donc, qui emmène son lecteur survoler les mots de notre temps pour mieux les observer, les détailler et s’en libérer… Une libération, voilà ce que ce voyage immobile peut représenter pour l’esprit de ses lecteurs…
Pour ceux qui s’intéressent le plus à la politique, il est sans doute opportun de rappeler que Didier Motchane fut le rédacteur de la motion de synthèse du Congrès d’Epinay, qui se résumait en fait largement à la motion déposée par le CERES, légèrement amendée par Pierre Joxe. Stratégie d’union de la Gauche, programme commun de gouvernement, « « importation » de François Mitterrand », les apports du CERES à la gauche français sont nombreux et l’on comprend d’autant mieux le léger rictus, marque d’un remord par rapport à eux même plus que par rapport aux fondateurs du CERES, qui saisit les responsables socialistes lorsqu’on leur parle de ce courant du PS, fondé justement par Didier Motchane, Jean-Pierre Chevènement, Pierre Guidoni et Alain Gomez en 1966. Evidemment, on ne saurait que conseiller aux militants (et à fortiori aux dirigeants) socialistes la lecture de l’entrée « Poing et la Rose » (sinon de l’ensemble du livre) qui leur révélera l’histoire méconnue de l’emblème du Parti Socialiste, inventé par Didier Motchane, et leur permettra ainsi de prendre la véritable mesure de ce que le PS en a fait…
En une époque où le poids du prêt à penser se fait plus pesant que jamais, où la censure devient une hypothèse « évidente » dans l’esprit de certains, où le débat politique disparaît ou bien est souvent ramené à des querelles de postures égotistes et d’exhibitions narcissiques, la description des « quatre cavaliers de l’Apocalypse de la liberté » que sont « la bien-pensance, le conformisme, la pensée unique et le politiquement correct » instruiront sur la nécessité de tenter, tous les jours, une émancipation par rapport aux idées reçues et aux fausses évidences.
Une évasion, ce Voyage imaginaire en est une. Une évasion qui permet de franchir les brumeuses murailles de l’air du temps, de reconquérir le temps long aussi et de se libérer des chaînes qui empêchent l’esprit de progresser. Un livre passionnant donc, à lire, relire, consulter, compulser quand le besoin ou l’envie saisit le lecteur…
Pour ceux qui s’intéressent le plus à la politique, il est sans doute opportun de rappeler que Didier Motchane fut le rédacteur de la motion de synthèse du Congrès d’Epinay, qui se résumait en fait largement à la motion déposée par le CERES, légèrement amendée par Pierre Joxe. Stratégie d’union de la Gauche, programme commun de gouvernement, « « importation » de François Mitterrand », les apports du CERES à la gauche français sont nombreux et l’on comprend d’autant mieux le léger rictus, marque d’un remord par rapport à eux même plus que par rapport aux fondateurs du CERES, qui saisit les responsables socialistes lorsqu’on leur parle de ce courant du PS, fondé justement par Didier Motchane, Jean-Pierre Chevènement, Pierre Guidoni et Alain Gomez en 1966. Evidemment, on ne saurait que conseiller aux militants (et à fortiori aux dirigeants) socialistes la lecture de l’entrée « Poing et la Rose » (sinon de l’ensemble du livre) qui leur révélera l’histoire méconnue de l’emblème du Parti Socialiste, inventé par Didier Motchane, et leur permettra ainsi de prendre la véritable mesure de ce que le PS en a fait…
En une époque où le poids du prêt à penser se fait plus pesant que jamais, où la censure devient une hypothèse « évidente » dans l’esprit de certains, où le débat politique disparaît ou bien est souvent ramené à des querelles de postures égotistes et d’exhibitions narcissiques, la description des « quatre cavaliers de l’Apocalypse de la liberté » que sont « la bien-pensance, le conformisme, la pensée unique et le politiquement correct » instruiront sur la nécessité de tenter, tous les jours, une émancipation par rapport aux idées reçues et aux fausses évidences.
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Gaël BRUSTIER

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